Solliciter des journalistes dans le cadre d’une campagne de relations presse est une étape clé et incontournable pour toute entreprise en quête de visibilité. Mais cette stratégie exige un minimum de méthodologie, de connaissance du terrain et de rigueur.
Trop souvent, les entreprises abordent et interpellent les médias sans stratégie claire ni considération face aux attentes des journalistes. Auquel cas, le risque est de voir votre message tomber dans l’oubli. Voici les 5 erreurs les plus courantes à éviter, leurs impacts et nos conseils pour les éviter.
-
Ne pas cibler les bons journalistes et les bons médias
Le fait d’envoyer un même communiqué ou une même proposition d’interview à une liste « générique » de journalistes, sans tenir compte de leur ligne éditoriale ou de leurs sujets de prédilection, rubriques etc. peut s’avérer être une erreur.
Non seulement votre message ne sera pas lu ou sera survolé, mais vous risquez de ternir votre image auprès de journalistes que vous pourrez être amené à recontacter plus tard.
L’important est de constituer une base ou une liste de contacts personnalisée, en vous assurant que chaque journaliste reçoit une information pertinente. Prenez le temps de lire leurs derniers articles, identifiez leurs centres d’intérêt, et adaptez votre message et votre cible en conséquence.
-
Envoyer des contenus impersonnels ou « automatisés »
En recourant à des mails standardisés, sans formule d’accroche personnalisée ni signe d’intérêt pour le travail du journaliste.
Cela peut être perçu comme du « copier-coller » par les journalistes, s’apparentant à de la publicité. Résultat : désintérêt, voire agacement, et peu de chances d’obtenir un relais médiatique.
Il faut impérativement que, même lors d’un envoi groupé, vous personnalisiez autant que possible l’objet et le préambule, selon le média ciblé. Valorisez le travail du journaliste et explicitez pourquoi vous le contactez, lui. Vous pouvez par exemple écrire le prénom du journaliste dans le corps du mail, parler de son émission, de ses dernières publications…
-
Ne pas prendre en compte le « timing » journalistique
Le timing est une des variables les plus importantes à respecter. Le fait d’envoyer des informations trop tardives ou à des moments peu opportuns (vendredi soir, lundi matin très tôt, dimanches et jours fériés etc.). Si vous faites cela, votre message risque de passer inaperçu ou sera considéré comme « déconnecté » de l’agenda presse. Vous manquez alors de belles opportunités médiatiques.
Le mot d’ordre est : Anticipez ! Une campagne RP se réfléchit plusieurs semaines à l’avance. Il faut élaborer une véritable stratégie pour diffuser la bonne information au bon moment. Tenez compte du calendrier éditorial, des marronniers et des temps forts sectoriels. Et surtout, veillez à être réactif en cas de rebond sur l’actualité.
-
Ne pas fournir de contenu assez pertinent ou pleinement exploitable
Par exemple, une erreur courante est de transmettre un communiqué trop marketing, sans chiffres, sans données concrètes, sans expertise, sans visuels ni contacts pour vous représenter.
Ainsi, si le journaliste doit tout reconstruire pour faire un article : il passe au sujet suivant. Un bon sujet, mal présenté, aura moins de chances d’être relayé.
Le bon réflexe : Mettez-vous à la place du journaliste. Fournissez des éléments factuels, des angles possibles, des visuels HD libres de droits, et prévoyez un interlocuteur disponible pour répondre aux questions si nécessaire ou accorder une interview.
-
Gérer les relances : Relancer de manière maladroite (ou ne pas relancer du tout)

Les relances se révèlent être une des tâches les plus difficiles de la stratégie. Harceler les journalistes quelques heures après l’envoi, ou ne jamais faire de suivi est une erreur fatale qui peut vous coûter de nombreuses opportunités.
Il faut trouver le juste milieu, car faire trop de relances peut nuire à votre crédibilité, mais pas assez de relances peut vous faire passer sous les radars.
Un bon conseil : attendez 48h à 72h avant de relancer, avec un message court, courtois et constructif. Profitez-en pour proposer un complément d’informations ou un nouvel angle si besoin. Montrez que vous restez disponible, sans toutefois faire ressentir un sentiment de pression.
En finalité, privilégiez la qualité avant la quantité. Une campagne RP efficace ne repose pas sur le volume d’envois, mais sur la qualité de la relation que vous construisez avec les journalistes. Une approche personnalisée, bien calée dans le temps et nourrie de contenus utiles (communiqués de presse, visuels, dossiers de presse) est toujours plus impactante qu’une diffusion massive mal ciblée.
Vous voulez optimiser vos prises de contact avec les journalistes ? Prenons contact !
